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  • Masiosarey

C'est le pompon! Semaine du 10 au 16 juin 2019


L'universalisme se cache là où on ne l'attend pas. Françaises et mexicaines, jeunes et moins jeunes... les marins ont, semble-t-il, toujours la cote auprès des femmes, et ce des deux côtés de l'Atlantique. Une revue de presse dédiée à la séduction des marins, à d'autres lunes de miel bi-nationales plus ou moins menacées, et à la probable prochaine rupture de Donald Trump, pour le moins inattendue : avec les producteurs de vin européens.

Il était un petit navire....

L'arrivée à Veracruz du navire de guerre "Tonnerre" et de la frégate "La Fayette" de la marine française inquiète le média La Verdad, qui craint une explosion... des mexicaines et des réseaux sociaux. La mission "Jeanne d'Arc" n'est pourtant pas le nom de code d'une opération de séduction des jeunes mexicaines, mais bien de formation des futurs marins français, qui viennent effectuer un séjour au sein de l'Héroïque école navale militaire du Mexique à Antón Lizardo (Veracruz). El Sol de México précise qu'il s'agit d'"exercices tactiques de navigation, communication, pendant que les unités se coordonnent et naviguent en formation" ou de "Passing exercices" pour les initiés.

Pendant ce temps, en France, l'équipage du navire école mexicain le "Cuauthémoc" fait lui aussi sensation à l'Armada de Rouen 2019, 7ème édition d'une des plus importantes rencontre de grands voiliers au monde. Comme le souligne Le Parisien, les mexicains ont "fait battre le coeur des rouennaises" ; après 10 jours sur place, les adieux étaient déchirants! Mais, France 3 Normandie tient à rassurer son public : les histoires d'amour ne finissent pas toujours mal. Elsa et David se sont rencontrés en 2008, lors d'une escale, à l'Armada de Rouen. Elsa, la française, a finalement rejoint son beau marin au Mexique, ils s'y marièrent et eurent beaucoup d'enfants. Paris-Normandie nous explique, pour sa part, pourquoi le bateau école "Cuauthémoc" reste "la coqueluche de l'Armada". "Le navire-école mexicain plaît autant pour son allure que pour le sourire attentionné de son équipage" rapporte la journaliste qui décrit le quotidien de ces 84 élèves officiers mexicains. Et avec 2.000 visiteurs par jour pendant des festivités rouennaises, le succès est encore une fois au rendez-vous!

Une nouvelle victime?

Celui qui, en revanche n'est séduit ni par les mexicains ni par les français, est bel et bien Donald Trump, le président des Etats-Unis. Cette fois, il a dans le collimateur les vins français. Diario Mx rapporte les propos du mandataire étasunien qui estime que les français taxent trop les vins américains, alors que les importations de vins français sur le sol américain sont, elles, trop peu imposées. Apparemment, en 2018 les américains ont bu beaucoup de vin français ; à tel point qu'ils en sont les principaux consommateurs à l'étranger! Mais, comme le précise le quotidien, c'est l'Union européenne qui fixe les tarifs douaniers... une situation qui inquiète les exportateurs de vins espagnols, car s'il devait y avoir renégociation des tarifs douaniers sur le vin français, c'est l'ensemble des producteurs européens qui seraient touchés (Agroinformación). Si les producteurs de vin californiens se sont plaints à D. Trump de cette concurrence inégale sur le marché mondial du vin, Agroinformación précise que les américains consomment plus de vin qu'ils n'en produisent, et que leur consommation continue d'augmenter. Donald Trump se préoccuperait-il en fait de la santé de ses concitoyens en voulant leur faire réduire leur consommation d'alcool?

Lune de miel?

Les canadiens restent fidèles à leur tradition d'ouverture migratoire canalisée. NMNoticias annonce le lancement d'un programme pilote pour attirer des travailleurs dans 11 zones rurales du pays. De son côté, El Financiero explique que le pays essaie, également, d'attirer les spécialistes de différents secteurs, tels que des ingénieurs en software, des programmateurs ou des professeurs universitaires. Un véritable contraste par rapport à la politique migratoire restrictive du voisin USA. D'ailleurs, un quart de ces migrants hautement qualifiés arrivent des Etats-Unis, mais sont pour la plupart d'une autre nationalité, déçus par les restrictions en matière de visa mises en place par les Etats-Unis. El Universal apporte néanmoins une note discordante à cette lune de miel entre les migrants et le Canada : des employés mexicains, recrutés dans le cadre du Programme des travailleurs étrangers temporaires, auraient été victimes de mauvais traitements. En février dernier, 43 travailleurs mexicains vivant dans des conditions déplorables avaient été secourus dans l'état d'Ontario.

Une autre lune de miel qui semble s'écourter est celle des investissements français dans la région du Bajío au Mexique. D'après El Financiero, ces investissements auraient connu un moindre dynamisme au premier trimestre 2019 par rapport au premier trimestre 2018. Mais, rassurez-vous, on est encore loin du solde négatif. Les investissements directs dans la région sont effectivement passés de 24,4 millions à 16,3 millions de dollars, mais Raúl Pérez de Celis​, le président du chapitre Bajío de la Chambre de Commerce Franco-mexicaine, reste optimiste. Il espère que le rythme des investissements français dans la région -et en particulier à Querétaro- s'accélère en 2020. Les principaux secteurs où la France investit sont l'aéronautique, l'industrie automobile et le secteur agro-alimentaire. Il n'est donc pas étonnant qu'une importante délégation de l'Etat de Querétaro est actuellement présente au Salon d'aviation du Bourget.

La lune de miel qui semble, elle, décidément terminée est celle du président Andrés Manuel López Obrador avec les médias français. L'Express vient de se rendre compte que le Mexique est un pays dangereux pour les journalistes : non seulement ils se font assassinés, mais ils subissent aussi "le dénigrement et le harcèlement du président de gauche, Andrés Manuel Lopez Obrador". L'ONG Artículo 19 ou Reporter sans frontières sur place s'inquiètent de ces attaques verbales et de la tendance généralisée, dans le monde, à discréditer les médias. Capital, quant à lui, s'intéresse à la suspension des travaux de l'aéroport de Santa Lucía , "l'aéroport voulu par le président mexicain". Enfin, la plupart des médias français ont repris avec beaucoup de neutralité la posture mexicaine questionnable dans la négociation migratoire qui l'a opposé à D. Trump. On est apparemment loin des promesses de campagne quant à la "nouvelle" politique migratoire... A suivre.

© Masiosarey 2019

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