... d'envoyer se faire f... voir


Voilà! Il fallait bien qu'un jour, cette chronique aborde le sujet épineux de la Chingada. Car envoyer se faire voir (pour le dire poliment) au Mexique a un dieu : la Chingada.

Comme il est difficile de faire mieux qu'Octavio Paz pour expliquer les origines de l'expression "mandar a la chingada", nous opterons pour vous en présenter quelques alternatives... plus ou moins polies d'ailleurs.... oreilles sensibles s'abstenir.

1. Le registre alimentaire est largement évoqué pour envoyer quelqu'un se faire foutre. Et mandar al chorizo est, sans nul doute, notre expression favorite, quoique préférentiellement destinée aux carnivores. Mais, rassurez-vous, il existe des options végétariennes, plus ou moins déroutantes d'ailleurs, telles que mandar a la verdura, ou encore mandar a freír espárragos!... La consommation nationale d'asperges n'étant pas des plus importantes, on en déduit que cette expression est réservée aux grandes occasions...

2. Après ces circonvolutions gastronomiques, il ne reste qu'à mandar a la mierda ou alors a fregar! S'il semblerait que le terme fregar ou fregada se réfère essentiellement à l'idée d'embêter, d'ennuyer, nous préfèrerons néanmoins imaginer que l'on envoie quelqu'un a la fregada pour qu'il nettoie (aussi) la vaisselle ... tellement plus utile!

3. Enfin, l'incontournable, l'universel (dans le monde hispanique) mandar al carajo... référence espagnole explicite à l'attribut masculin par excellence. Mais, là encore, internet (mine inépuisable de fausses/vraies infos) propose une définition autrement plus stimulante sur un plan intelectuel : le carajo, le panier de vigie dans lequel montaient les marins pour observer l'horizon... et, tout à coup, un nouvel horizon de possibilités s'ouvre à nous...


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